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Contournement nord de Saint-Flour, près de 200 personnes présentes à la réunion publique

Soumis le lundi 5 décembre 2011Réagir à l'article
rocade

La deuxième réunion publique du collectif pour le contournement nord de Saint-Flour, présidé par Pierre Jarlier, s’est tenue le 1er décembre à Saint-Flour, en présence du Président du Conseil général du Cantal, Vincent Descoeur, devant un public de près de 200 élus et habitants.

Le contournement de Saint-Flour est en projet depuis près d’une vingtaine d’années et a déjà fait l’objet d’une première déclaration d’utilité publique en 2004, annulée par la Cour administrative d’appel de Lyon en 2008. Pierre Jarlier est revenu en introduction sur le contexte de création du collectif. « Ce collectif a été créé début 2011 pour faire entendre la voix de la majorité silencieuse, a expliqué le président de la Communauté de communes du Pays de Saint-Flour. Ce projet n’a que trop duré. Le collectif porte une pétition en faveur du contournement nord de Saint-Flour, déjà signée par plus de 2500 personnes et plus de 75 mairies. »

Pierre Jarlier a précisé les enjeux de ce projet, « indispensable pour la sécurité des riverains et des automobilistes ». « Il est regrettable que l’A75 ne profite pas à l’ensemble du Département. Le désenclavement du Cantal passe par Saint-Flour, il suffit de regarder les flux de circulation. Ce dossier est sans doute l’un des plus importants du département. »

Il s’est réjouit du début de la nouvelle enquête publique, prévue le 12 décembre et a invité chacun à rencontrer le commissaire enquêteur afin de consolider le dossier.

Cette position a été confortée par le Président du Conseil général, porteur du projet, « prioritaire en terme d’aménagement routier, au-delà du Pays de Saint-Flour. » Vincent Descoeur a indiqué qu’une réalisation selon un partenariat public-privé avait déjà été actée afin de diminuer les délais de réalisation.

Les détails du dossier d’enquête publique ont ensuite été présentés aux auditeurs. En raison de l’évolution des normes environnementales, géologiques… la quasi-totalité des études ont été reprises. 6 variantes sont proposées dans ce dossier avec un choix pour la deuxième variante, le tracé nord, présentant le meilleur compromis selon les critères fonctionnels, environnementaux, paysagers et financiers.

La problématique de l’eau

Cette seconde variante représente cependant un risque pour la source de La Naute qui alimente une partie de la commune de Roffiac, ce qui a suscité de nombreuses inquiétudes des élus, qu’ils ont exprimé à l’occasion de cette réunion. Pour le Président du Conseil général, « une hypothèse retenant la protection du captage de La Naute ne sera probablement pas retenue par l’Agence régionale de santé. Dans le cas où ce captage serait abandonné, le Conseil général est prêt à s’engager à prendre en charge le différentiel sur une durée suffisante pour la commune et raisonnable pour nous, au-delà de laquelle une solution serait trouvée sur le plan intercommunal notamment ».

Pour Pierre Jarlier, « un accord doit être trouvé avant l’ouverture de l’enquête publique afin de ne pas retarder l’instruction du dossier et surtout de ne pas le fragiliser sur le plan juridique ». Il s’est également exprimé sur l’alimentation en eau de la commune de Roffiac qui serait amenée à solliciter Saint-Flour en cas de disparition du captage de La Naute. « Saint-Flour fournit déjà plusieurs communes, y compris la commune de Roffiac. Nous sommes sur un secteur où l’eau manque l’été et où la consommation est en augmentation. Nous sommes d’accord pour alimenter la commune de Roffiac, mais il nous est impossible de garantir la quantité d’eau qui peut lui être apportée. Au préalable, des recherches de nouvelles ressources en eau doivent être effectuées. Par ailleurs, la principale canalisation d’alimentation de la ville est obsolète et doit être changée pour préserver la qualité de l’eau. Ces travaux représentent 3 millions d’euros et nous avons besoin de financements, notamment du Conseil général. »

Le Conseil général possède déjà la quasi-totalité des sections concernées par la déviation mais dans le meilleur des cas, les travaux ne commenceraient pas avant 2014.

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