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Des semences locales pour préserver les prairies de fauche auvergnates

Soumis le mardi 18 juillet 2017Réagir à l'article
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Mercredi 28 juin 2017, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne et Saint-Flour Communauté organisaient une démonstration de brosseuse à graines. Conçue et fabriquée par les élèves du lycée professionnel de Saint-Chély d’Apcher, cette machine sera utilisée pour la récolte de semences locales avec l’objectif de la préservation des prairies « naturelles ».

Les prairies de fauche auvergnates : un patrimoine naturel à préserver !

Les prairies naturelles de fauche représentent une véritable richesse pour le territoire auvergnat et du Massif central. Véritables réservoirs de biodiversité, elles tiennent un rôle primordial au niveau socio-économique, paysager et écologique. Mais les semences locales deviennent de plus en plus rares et sont aujourd’hui menacées par des mélanges de marché entraînant une atteinte à la l’équilibre environnemental local.

Des projets de récolte de semences locales

Depuis 2013, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne met en place des projets et des expérimentations pour améliorer les techniques de récolte de semences locales et participer à la préservation de ces milieux précieux. Des rapprochements se sont effectués avec les premiers sites tests de l’Aubrac et avec les élèves du lycée professionnel de Saint-Chely d’Apcher pour la conception et la fabrication de cette machine adaptée à la récolte.

C’est aussi un projet de récolte et semis d’espèces prairiales locales initié et porté par Saint-Flour Communauté. Il s’agit de répondre à l’un des objectifs de son programme d’intervention agricole et rural visant à soutenir une agriculture différenciée valorisant une ressource herbagère locale et diversifiée garantissant la qualité des produits finis, mais aussi la biodiversité de son territoire.

Une démonstration de la brosseuse à graines a été organisée mercredi 28 juin en parallèle du second comité de pilotage (COPIL) du projet de Saint-Flour Communauté, réuni pour réaliser un état d’avancement du projet. Un bilan des diagnostics de la diversité floristique des exploitations a été présenté et mis en regard avec les besoins agricoles recueillis en ce début d’année 2017. Les 10 agriculteurs impliqués ont pu échanger avec différents partenaires tels que le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne, le Conservatoire botanique national du massif central, l’INRA, l’association Geyser ou encore l’EPLEFPA Louis-Mallet, largement impliqués dans ce projet territorial. Ces discussions ont permis d’organiser les prochains travaux afin d’aboutir à une première récolte à vocation expérimentale dès 2018 sur deux entités géographiques que sont la Margeride et la Planèze de Saint-Flour.

La brosseuse testée lors de cette journée pourra être utilisée en comparaison avec d’autres types de matériel afin d’acquérir des connaissances techniques sur la récolte et le semis de ces espèces prairiales. Des tests de germination en laboratoire et en plein champ sont notamment prévus. In fine, l’objectif est d’améliorer l’autonomie des exploitants agricoles du territoire de Saint-Flour Communauté et au-delà dans la récolte et le semis de cette flore permettant le maintien de la biodiversité, des paysages et de productions agricoles qualitatives et à fort ancrage territorial.

ConservatoireEspacesNaturelsAuvergneTEPCV

Contact presse

Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne

Julien Tommasino – Chargé d’études – julien.tommasino@cen-auvergne.fr – 09 70 75 04 95

Céline Chouzet – Chargée de communication – celine.chouzet@cen-auvergne.fr – 04 73 63 18 63

 

Saint-Flour Communauté
Jean-Baptiste Fanjul – Animateur des sites Natura 2000 de la Planèze de Saint-Flour et animateur du Programme d’intervention agricole et rural

Tél : 04 71 60 71 76 / courriel : jb.fanjul@saintflourco.fr

 

Association à but non lucratif, le Conservatoire d’espaces naturels d’Auvergne intervient sur la préservation et la gestion des espaces remarquables, sur un réseau de plus de 200 sites (1 500 hectares) sur le Puy-de-Dôme, la Haute-Loire et le Cantal. Ses domaines d’intervention concernent les zones humides (tourbières, rives de l’Allier, sources salées, marais, etc.), les coteaux secs à orchidées, les forêts de montagne ou encore les sites à chauve-souris. Il travaille également à la conservation des variétés anciennes de fruits par la gestion de vergers conservatoires.

 

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