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Etudes lait, rapport d’étape

Soumis le mercredi 8 juin 2016Réagir à l'article
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Mardi à Cussac, un point intermédiaire de l’étude sur la filière lait locale a été présenté par les représentants de l’Ecole Nationale Supérieure de l’Agronomie et de l’Industrie Alimentaire aux élus intercommunaux et responsables des organismes agricoles. Le rendu définitif sera dévoilé aux agriculteurs en septembre.
Représentant 15% des emplois à l’échelle du bassin de Saint-Flour et parfois 100 % sur certaines communes, le secteur agricole est une composante essentielle de l’activité économique pour la communauté de communes du pays de Saint-Flour-Margeride. « Il constitue une des priorités de notre prochain projet de territoire, précise Pierre Jarlier, président de l’EPCI. L’agriculture contribue fortement à l’économie locale, mais aussi au maintien de la population dans nos communes rurales».
L’actuel programme d’intervention agricole, avec 1,5 M€, sera renouvelé l’an prochain. Une des actions était d’étudier la filière lait locale pour trouver avec les professionnels des pistes susceptibles de maintenir nos actifs agricoles dans nos campagnes.

Deuxième zone laitière du département, avec 576 producteurs et 127 millions de litres (+20 millions de litres ces dix dernières années), la taille des exploitations diffère beaucoup entre la Planèze et des exploitations de plus en plus importantes et la Margeride avec des structures familiales plus modestes. La présence des AOP fromages a permis le maintien de plusieurs unités de transformation. Cependant, l’étude met en évidence une déconnexion de plus en plus marquée de la filière avec l’identité de son territoire. Elle subit ainsi les prix du marché sans pouvoir tirer parti des atouts dont elle pourrait bénéficier avec son positionnement en zone de montagne. « Nous notons une prise de conscience des agriculteurs pour reprendre la maîtrise de la valeur ajoutée indispensable à la sauvegarde de leurs exploitations », constate Yves Leroux, professeur à ENSAIA. « Il n’est pas possible, ici, d’être concurrentiel avec les productions irlandaise, allemande ou même bretonne. Alors il faut se démarquer, tirer vers la qualité, jouer collectif, profiter des atouts locaux comme revenir à une alimentation à l’herbe, nourriture la plus économique puisqu’elle est sur place ».
Et Pierre Jarlier d’ajouter : « La collectivité ne peut se substituer aux professionnels, mais jouera son rôle de partenaire pour encourager ces démarches différenciées porteuses d’avenir ».

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