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Journées Européennes du Patrimoine, le « land art » part en balade

Soumis le dimanche 30 septembre 2012Réagir à l'article
landart

Dans le cadre des journées européennes du patrimoine, le service du Pays d’art et d’histoire proposait une balade créative en compagnie de l’artiste-plasticienne Anne Roche. Où quand la nature se prête à l’art contemporain. 

 

Nombreux étaient à cette occasion au départ de Lavastrie pour cette balade originale dans la nature.

A l’appui d’un visuel photographique, Anne Roche a tout d’abord présenté le mouvement « land art » et les différentes façons dont les artistes ont investi ce courant (œuvres de terrassement, études des phénomènes naturels…).

Ensuite, tout en cheminant, le public était invité à prendre connaissance du paysage, du patrimoine, sous un autre angle. On s’intéresse à sa plasticité, à ses spécificités, au moment même, à son histoire, à son avenir. « Nous observons les formes, volumes, couleurs, lumières, mouvements, odeurs, lignes…, a précisé l’intervenante. On jauge aussi son potentiel pratique, mécanique, (matériaux / outils) imaginant l’usage qui pourrait en découdre ».

Les sens en alerte, chacun a cherché alors à faire éclore une « œuvre », qui met en résonance sa sensibilité face à cette nature. Individuellement d’abord puis collectivement.

Une première pause, autour d’un abreuvoir, a donné naissance à de petites formes très spontanées qui ont permis à chacun de se familiariser avec le « land art ». Des fleurs posées à la surface de l’eau ont dévoilé incidemment le mouvement des flux, de l’onde, de l’air. Un motif floral, de fruits et d’algues, a, quant à lui, joué sur le muret avec son double comme dans un miroir.

L’absence de vie animale a suggéré la création d’une libellule issue de l’assemblage de feuilles et de fleurs. Elle fut déposée prés de l’eau.

Plus loin, au détour d’un chemin, un enchevêtrement de bois mort jonche un talus et donne l’impression d’un chaos naturel boisé qui contraste avec l’amorce d’un tas de bois.

Le groupe s’est lancé alors dans la confection d’une « œuvre » qui révèlera distinctement l’impression de la coulée, en dévalant le talus, et renforcera le contraste entre nature sauvage et civilisée.

Des branches sont empilées sortant des taillis, du chaos et se déversant en flux sur la prairie. Le bois mort semble revivre sous l’emprise du mouvement, il sinue, se déverse et vient mourir en contrebas de la pente.

 

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